Quand vous croisez une équipe de recruteurs et recrutrices de donateurs dans la rue ou sur un site privé, vous voyez surtout le résultat : une équipe, aux couleurs d’une association, qui va à la rencontre du public. Mais avant le premier « Bonjour ! », il s’en est déjà passé des choses dans la RUchE.
Constituer l’équipe, la former, préparer le matériel, organiser les emplacements et, selon les missions, prévoir les logements, les repas et les déplacements… Une mission de collecte de fonds en face-à-face commence bien avant son premier jour sur le terrain. Avec près de 150 missions programmées en 2026, cette préparation fait partie de notre quotidien.
Une mission de collecte, mais pas toujours le même format
Toutes nos missions n’ont pas la même organisation. Certaines se déroulent dans l’espace public, d’autres sur des sites privés, comme des centres commerciaux ou des commerces de proximité. Les équipes peuvent rester plusieurs semaines dans une même ville ou partir en itinérance et se déplacer au cours de leur mission. Et forcément, le format choisi change aussi la manière dont la mission se prépare.
Dans l’espace public, une équipe compte généralement 6 à 10 personnes, contre 4 au maximum dans un site privé. Pour une mission itinérante, le parcours est construit un an à l’avance, en bonne intelligence avec les autres acteurs du secteur. Une équipe peut changer de ville chaque semaine, mais ce n’est pas systématique : selon l’itinéraire, elle peut également rester plus longtemps au même endroit.
Constituer l’équipe qui représentera l’association
Avant le démarrage, il faut évidemment constituer l’équipe. Le recrutement fait donc pleinement partie de la préparation : publication de nos offres, traitement des candidatures, premiers échanges puis entretiens avec nos chargé-es de recrutement.
Pendant plusieurs semaines, les recruteurs et recrutrices de donateurs vont porter les couleurs d’une association et présenter son objet social directement auprès du public. Pour beaucoup, il s’agit également d’une première expérience dans la collecte de fonds en face-à-face. Avant de démarrer, il y a donc une étape incontournable : la formation.
La formation initiale et continue : apprendre le métier et se perfectionner à chaque étape
Chaque nouvelle recrue suit une formation théorique avant de commencer sa mission. Elle est assurée par nos chargé-es de formation, Laurent, Lucile ou Estelle, et permet d’apprendre le métier, ses méthodes et la manière d’aborder les différentes situations auxquelles les équipes pourront être confrontées sur le terrain.
Une partie est également consacrée à l’objet social de l’association représentée. Selon les missions, cette partie de la formation peut être réalisée directement par l’association. L’objectif n’est évidemment pas de tout maîtriser en deux jours : la formation initiale apporte les bases nécessaires pour commencer la mission, puis l’apprentissage et l’accompagnement se poursuivent avec chaque jour des conseils personnalisés, et des étapes de renforcement en fonction des axes de progression, mais aussi des ambitions de chacun.e.

Loïc et son équipe lors de leur formation pour une mission aux couleurs de la Ligue contre le cancer.
Pendant ce temps, la mission se prépare aussi
Pendant que l’équipe se constitue et se forme, il faut préparer tout ce qui lui permettra de travailler une fois sur place. Les besoins ne seront évidemment pas les mêmes pour une équipe qui reste plusieurs semaines dans une même ville que pour une équipe qui va se déplacer tout au long de sa mission.
Prenons un exemple concret : du 3 novembre au 5 décembre 2026, Maylis, responsable d’équipe, partira avec son équipe pour une mission itinérante aux couleurs de la Ligue Nationale Contre le Cancer. Au programme : Narbonne, Béziers, Nîmes, deux étapes à Avignon, puis Aix-en-Provence. Les deux premières semaines se dérouleront au même endroit, avant que l’équipe poursuive son parcours. Sur cinq semaines de mission, ce sont ainsi quatre déplacements qu’il faut organiser pour faire suivre toute l’équipe.
Une mission itinérante implique d’organiser le parcours de toute une équipe au fil des différentes étapes. Logements, déplacements et repas sont pris en charge afin que nos équipes n’aient rien à avancer. Il faut également prévoir les emplacements sur lesquels elles pourront aller à la rencontre du public et préparer le matériel nécessaire à la mission.
T-shirt, tablette… cette fois, on y est
Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, un recruteur ou une recrutrice de donateurs ne reçoit pas son matériel chez lui avant son départ. Celui-ci lui est remis par le ou la responsable d’équipe à son arrivée sur le terrain.
T-shirt, tablette et matériel nécessaire à la mission : tout est prêt pour commencer.
L’accompagnement quotidien sur le terrain
Une journée de collecte est découpée en trois parties. À chaque relancement de l’équipe, le ou la responsable réalise un brief individuel avec chaque recruteur et recrutrice de donateurs. C’est l’occasion de revenir sur ce qui s’est passé pendant la partie précédente, d’accompagner chacun dans sa progression et d’ajuster ce qui doit l’être avant de repartir sur le terrain.

Florent et son équipe lors d’une mission dans le Sud-Ouest.
Entre les deux jours de formation et plusieurs semaines de mission, il y a forcément une évolution. Les premières approches deviennent plus naturelles, les échanges avec le public aussi, et chacun prend progressivement ses marques dans le métier.
Derrière le premier « Bonjour ! »
Lorsque l’on croise une équipe dans la rue ou sur un site privé, toute cette préparation reste invisible. Et c’est justement le but : une fois la mission commencée, chacun doit pouvoir se concentrer sur les rencontres avec le public et sur l’association qu’il représente.
Le recrutement, la formation, les emplacements, le matériel, les déplacements ou encore les logements ont été préparés en amont. L’accompagnement, lui, continue tout au long de la mission.
Puis arrive ce fameux premier jour.
Le t-shirt ? OK.
La tablette ? OK.
L’équipe ? Prête.
Cette fois, place aux rencontres.
